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Présidence de l'UMP



Pourquoi je soutiens François Fillon ?

La campagne pour la Présidence de l’UMP entre dans sa dernière ligne droite. Bien qu’ayant quitté ce mouvement avec le Parti Radical l’an passé j’y ai exercé avec passion, trop de responsabilités pour me désintéresser de son avenir. Et l’avenir de l’UMP c’est également celui de l’UDI, car comme l’a dit fort justement et à de nombreuses reprises notre Président Jean-Louis Borloo, l’alliance avec l’UMP est indispensable à la reconquête du pouvoir pour la droite républicaine et le centre.

Or dans le cadre du duel Copé-Fillon, beaucoup, à l’UDI estiment qu’une élection du premier favoriserait, par hémoragie interne à l’UMP, le transfert vers l’UDI d’un grand nombre d’humanistes, modérés, centristes effarés par le glissement progressif du discours de Copé vers la rhétorique du Front National.

C’est peut-être vrai, mais cette conséquence positive à court terme ne doit pas faire oublier qu’un affaiblissement et une extrême-droitisation de l’UMP rendrait fort compliquée une alliance républicaine stable et durable de l’UDI. L’intérêt global de la droite et du centre me semble au contraire très clairement passer par l’élection de François Fillon à la tête de l’UMP.

De droite, incontestablement, conservateur sans aucun doute possible sur les sujets de société, européen converti tardivement mais néanmoins convaincu, François Fillon représente cette droite responsable capable d’écoute, obéissant aux respects de valeurs humanistes que nous partageons en grande partie et refusant la surenchère verbale quel qu’en soit le coût au simple motif que la fin justifie les moyens.

Son expérience gouvernementale et sa capacité à négocier dans la tolérance et la recherche du consensus, me semble des atouts indispensables pour bâtir dans la sérénité et le respect mutuel l’alliance nouvelle avec l’UDI pour la reconquête du pouvoir.

Je soutiens donc François Fillon dans son entreprise de conquête de la présidence de l’UMP. Je le fais à titre personnel. Je le fais parce que je ne voudrais pas qu’un mouvement dont je suis co-fondateur – même si je l’ai quitté par fidélité au Parti Radical - ne sombre dans la caricature et l’outrance. Il n’y aura pas d’alternative sans une UMP crédible et respectable.

Dominique Paillé

MONSIEUR LE PRÉSIDENT :

OSEZ FRANCHIR LE PAS

MONSIEUR LE PRÉSIDENT : OSEZ FRANCHIR LE PAS
18 octobre 2012
Monsieur le Président : votre action et celle de votre gouvernement est moquée, pire encore mise en doute par l’opposition, par vos propres soutiens et au sein même de votre équipe dirigeante. Cette situation a pour conséquence désastreuse de plonger nos concitoyens dans une déprime profonde.

Je ne hurlerai pas avec les loups en clamant haut et fort que vous n’avez pas de cap pour le pays, car je le pense sincèrement vos objectifs sont clairs mais par petit calcul politicien vous ne voulez pas les avouer.

Vous êtes profondément européen et sans aucun doute au fond de vous-même pour une véritable intégration budgétaire de la zone euro et une vraie gouvernance politique de l’Union qui impose de nouveaux transferts de souveraineté nationale .Mais pas peur d’effarer votre aile gauche vous tenez un discours à l’eau tiède.

Vous savez qu’il est impossible de juguler le chômage sans un vrai choc de compétitivité mais pour des raisons de tactique majoritaire vous maquillez l’inévitable en processus lent et progressif et en donnant du temps au temps. Cette gouvernance Monsieur le Président, possible en 1981, ne peut s’appliquer en 2012 dans un monde où tout s’accélère et ou la réactivité des gouvernants est l’arme essentielle du développement et donc du progrès.

Vous avez également l’impérieuse nécessité de réformer l’Etat, de simplifier le mille-feuille des collectivités locales, de réformer profondément l’Education nationale au-delà de simples ravalements cosmétiques. Mais vous cédez aux clientélismes par faiblesse. Ils vous lâcheront à la première occasion car vous ne ferez jamais assez pour eux à leurs yeux et assez vite. Vous l’apprendrez à vos dépends.

Monsieur le Président, les Français sont prêts. Ils sont prêts à entendre et supporter encore des mesures qui leur demandent des efforts car il voit ce qu’est le monde autour d’eux. Ils attendent que vous leur présentiez clairement.

Alors Monsieur le Président un peu de courage, osez franchir le pas.

LE RETOUR DE NICOLAS SARKOZY EST-IL UTILE POUR L’OPPOSITION ?
 

12 octobre 2012

La presse a trouvé une nouvelle marotte. Le retour de Nicolas Sarkozy ! Est-il possible ? Est-il souhaitable ? Autant de questions qui nourrissent les éditoriaux, les enquêtes et les articles des quotidiens et des hebdomadaires ces dernières semaines. Nicolas Sarkozy est à l’évidence un sujet plus « vendeur » que son successeur.

Mais parmi toutes ces questions, il y en a une qui n’est jamais abordée : un retour de l’ancien Président serait-il utile pour l’opposition ?

A cette question, je réponds très simplement non et au moins pour trois raisons : La défaite à l’élection présidentielle est d’abord la conséquence d’un comportement de Nicolas Sarkozy que les Français ont massivement rejeté. Il a causé notamment dans les rangs centristes et de certains conservateurs un véritable traumatisme qui ne peut se soigner que par un oubli progressif. Un retour de Nicolas Sarkozy au contraire ne pourrait que l’aviver. Le retour de Nicolas Sarkozy créerait dans l’opposition un profond clivage et surtout contribuerait à maintenir vivace chez ses partisans le mythe de l’homme providentiel qui conduit naturellement à l’inutilité de la production d’un vrai projet pour le pays, alors même qu’il s’agit là de l’attente prioritaire de nos concitoyens notamment du fait de la sensation de « pilotage à vue » que provoque l’action du gouvernement actuel. Enfin son retour mettrait à mal la reconstruction de cette opposition autour de deux pôles UMP et UDI, seul moyen de rassembler un électorat majoritaire pour les prochaines échéances en mordant et sur la droite et sur la gauche, mais sans dérapage vis à vis de nos principes républicains. Il faut pour que cette reconstruction aboutisse que disparaissent les oripeaux d’un passé au cours duquel le centralisme et une tendance à la droitisation stigmatisante ont été les deux éléments d’une gouvernance qui s’est soldée par un échec.

Je sais l’intelligence politique très grande de l’ancien Président de la République. J’avais trouvé regrettable qu’en 1995 après sa victoire Jacques Chirac ait voulu l’écarter des responsabilités politiques ; Je trouverais tout aussi regrettable qu’aujourd’hui certains, au nom d’une nostalgie sans doute guidée par une amitié que je partage, aient la volonté de l’imposer.

BANQUE PUBLIQUE D’INVESTISSEMENT : UN MYTHE INUTILE ?

BANQUE PUBLIQUE D’INVESTISSEMENT : UN MYTHE INUTILE ?
2 octobre 2012
Chaque discours officiel depuis l’élection présidentielle – lorsqu’il s’agit d’évoquer l’état industriel de notre pays –repousse à la mise en place de la BPI, la résolution des problèmes que peuvent rencontrer nos entreprises petites et moyennes.

La BPI est à les entendre, la panacée, l’outil miracle capable d’accompagner nos entreprises dans leur développement, de leur permettre plus de compétitivité et donc de les aider à regagner des parts de marché en France, en Europe et à l’export.

Or le mieux est toujours l’ennemi du bien. Les dirigeants de PME, les premiers concernés, craignent à les entendre que ce nouveau dispositif ne soit qu’un frein à l’utilisation d’un système existant, hyper-réactif et qui leur donnait une totale satisfaction. Oséo, CDC Entreprises et le FSI ainsi que sa déclinaison régionale apportent aux chefs d’entreprises les moyens de faire face à leurs projets, d’accompagner leur croissance et de mieux se positionner à l’export.

Mais surtout, ces structures fonctionnent, et c’est particulièrement vrai pour Oséo et FSI Régions, avec des coûts fixes très limités, en toute indépendance politique et avec un niveau d’efficacité que tout le monde industriel leur reconnaît.

Dès lors pourquoi changer un système qui chaque jour fait ses preuves. L’inclusion des Régions apporte un vrai risque de politisation et alourdira inévitablement – quelle que soit l’architecture finale retenue – les procédures administratives.

Le regroupement des organismes existant sous une même bannière n’entraînera vraisemblablement aucune économie d’échelle mais posera de vrais problèmes de gouvernance.

Il faut bien sûr tenir les promesses électorales, mais lorsque le contexte le permet. Celle-ci, même pétrie de bonnes intentions, risque d’aboutir à la mise en œuvre d’une usine à gaz, coûteuse et à l’efficacité douteuse. L’économie s’accommode mal du dogmatisme et de la rigidité qu’il engendre.

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