« Je le dis sans gaieté de cœur : le retour gagnant de Nicolas Sarkozy me semble incertain, compliqué, pour ne pas dire impossible. Cet échec annoncé, il en est le premier responsable. Son comportement personnel, sa gouvernance ont suscité un profond rejet chez les Français. Force est de constater qu’il n’en a tiré aucune leçon. Il n’a pas changé. Il ne changera pas. Pourquoi, dans ces conditions, nos concitoyens accepteraient-ils demain ce qu’ils ont abhorré hier ? »

Ainsi s’exprime Dominique Paillé, outré par l’incapacité de son ancien parti à tirer le bilan de cinq années à la tête de l’État. Alors qu’à droite nul n’ose broncher, dix-huit mois après la double défaite (présidentielle, législatives) de la droite, l’ancien porte-parole de l’UMP ose se livrer à un audit du quinquennat écoulé.

L’échec de 2012, plus profond qu’il n’y paraît, a d’abord sanctionné un mode de gouvernance déconcertant : désacralisation de la fonction et de son rôle d’arbitrage, retour de l’absolutisme régalien qui a fait du Président la cible unique des mécontentements, communication égotique, recherche du clivage et glissement opportuniste vers la droite de la droite, « népotisme d’exhibition » déroutant, pratique de la rupture permanente qui a contribué à « flouter » une démarche erratique.

Que restera-il du sarkozysme ? Des réformes utiles mais inachevées (universités, retraites…), un hiatus entre le discours et les actes (en matière budgétaire et de maîtrise des déficits), mais aussi un sentiment largement partagé d’agitation stérile. « Revenir dans l’arène politique, avoir l’humilité de présenter son bilan aux Français, démontrer qu’il a vraiment changé : c’est à ce prix que Nicolas Sarkozy pourrait rebondir. Il en a le talent. En a-t-il le courage et la sincérité ? »

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