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21 Jan 2019

La hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers issus de pays situés hors de l’Union Européenne provoque à juste titre de nombreuses réactions hostiles.

 

Pour faire un gain financier marginal, les dommages qu’en supporterait notre pays sont énormes.

 

L’image de la France en serait tout d’abord durablement affectée. Notre pays bénéficie encore à l’extérieur d’une aura culturelle réelle, d’une attractivité certaine en matière de nouvelles technologies et de capacités créatrices. Une telle décision, en introduisant une sélection par l’argent, fermerait du même fait l’accès des étrangers à nos universités. Elle ne renforcerait en rien la qualité de leur enseignement. Au contraire, les plus riches africains, notamment, ont en grande partie déserté nos filières de formation pour celles de l’Amérique du Nord. Les plus modestes à l’intelligence tout aussi performante ne pourraient plus s’inscrire et donc contribuer au prestige de notre enseignement supérieur.

 

Mais au-delà de son image ternie, la France aurait également beaucoup à perdre en termes d’influence économique. Car la diminution du nombre d’étudiants étrangers entraînerait inévitablement un recul de nos capacités d’action en ce domaine. Aujourd’hui quand les élèves étrangers formés à « l’école française » reviennent dans leur pays, ils accèdent très vite à des postes de responsabilités que ce soit dans le secteur public ou le secteur privé. Tarir la source de ceux qui dans ces pays sont pour nos entreprises des interlocuteurs privilégiés, nous conduira naturellement à des fortes pertes d’influence, de présence et de marchés.

 

La francophonie s’en trouverait également freinée dans son rayonnement. Or elle est déjà en souffrance parmi les élites africaines et avec elle, notre droit et nos principes. Il me semble inutile de concourir davantage à son affaiblissement pour le transformer en réel déclin.

 

Au-delà, ce sont même certains métiers très qualifiés, en tension dans notre pays qui verraient leur situation s’aggraver. Il en va ainsi du personnel médical dans beaucoup d’hôpitaux publics, des informaticiens etc…

 

Il y a bon nombre d’arguments complémentaires à faire valoir pour dénoncer cette approche contre productive des droits d’inscription dans nos universités.

 

La France diffuse un message singulier sur la scène internationale. C’est un pays ou le mercantilisme ne règne pas totalement en maître. C’est encore pour beaucoup, une oasis ou le libéralisme échevelé n’est pas encore la règle absolue. Préservons cette singularité. Elle fait notre rayonnement et notre force.

 

C’est la raison pour laquelle, je soutiens ceux qui s’opposent à l’augmentation de ces droits d’inscription et partage le point de vue des universités qui se sont officiellement positionnées pour ne pas la mettre en œuvre.

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